
La couche d'Ozone

La couche d'ozone est la partie de l'atmosphère située entre vingt et cinquante kilomètres d'altitude (stratosphère). La concentration en ozone y est de l'ordre de dix
parties
par million.
L'ozone de la stratosphère absorbe la
plupart des rayons ultraviolets dommageables (rayons UV-B) sur le plan
biologique. L'absorption des rayons ultraviolets par l'ozone
crée une source de chaleur qui forme la stratosphère (une région où la température augmente avec l'altitude). Elle joue donc un rôle déterminant dans la structure de la
température
de l'atmosphère terrestre. Sans l'action filtrante de la couche d'ozone, les
rayons UV-B pénétreraient librement l'atmosphère et atteindraient la surface
de
Terre provoquant des effets néfastes liés à l'exposition excessive aux rayons. Les UV-B altèrent l'ADN et s'avèrent à ce titre fortement mutagène sur les plantes et les
animaux.
La couche d'ozone est en quelque sorte le parasol de la terre. Elle protège
les organismes vivants, dont les hommes, des rayonnements ultraviolets (UV) émis
par le soleil.
Les chlorofluocarbures (CFC) produits par l'homme, que l'on trouvait surtout dans les bombes aérosols, les réfrigérateurs et les autos, provoquent chaque année une
réduction massive de l'ozone (familièrement appelée un "trou")
au-dessus du pôle Sud et, plus légèrement, au-dessus du pôle Nord.
C'est au milieu des années 80 que la communauté scientifique a constaté que
la couche d'ozone s'amincissait, ce qui permettait aux rayons UV de pénétrer
plus
facilement
dans l'atmosphère.
Cette situation a aussitôt été portée à l'attention de la communauté
internationale, en raison de l'effet néfaste des rayons sur les cultures, sur
la croissance des forêts et,
surtout, sur la santé humaine. Les UV peuvent en effet s'attaquer aux yeux,
faire vieillir prématurément la peau, voire provoquer des cancers de la peau.
Voilà pourquoi la communauté internationale a su agir avec célérité dans ce
dossier. Ce protocole visait la réduction progressive de la consommation, de la
production et de l'exportation
de huit substances néfastes pour la couche d'ozone, notamment les CFC, qui ont
été interdits dès 1996.
E n 26 avril 2007, l'évolution du trou de la couche d'ozone s'est stabilisée durant ces quinze dernières années grâce à une baisse de 90% des émissions de
chlorofluorocarbures. Cette réduction devrait permettre au trou de se fermer d'ici quatre-vingts ans. Selon les experts, les gaz vont se dissoudre car seules quelques régions
en
Afrique et en Asie continuent d'émettre des chlorofluorocarbures.
La destruction de la couche
d'ozone est source de nombreuses confusions. Elle n'a rien à voir avec le
réchauffement global de la planète. C'est néanmoins un problème
qui
pourrait être très meurtrier.
En effet, la couche d'ozone protège la planète des rayons ultraviolets nocifs pour le corps humain, fonctionnant comme une paire de lunettes de soleil. Or, la couche
d'ozone
s'est amincie principalement au Pôle Sud, une zone dépeuplée, ce qui a réduit
les cas de cancer de la peau.
Mais, bien que les effets sur la santé
soient encore minimes, les problèmes risquent d'apparaître rapidement. Car les
cas de cancer de la peau se feront plus fréquents
d'ici
une
vingtaine d'année.
Dans les pays, qui combinent une
population ayant une peau claire avec de forts rayons ultraviolets, les cas de
cancers se sont déjà multipliés par cinq. Les rayons
ultraviolets
abîment le matériel génétique de la peau et entraînent des tumeurs".
La superficie actuelle du trou dans
la couche d'ozone est de 24 millions de km2, Mais s'il continue à s'agrandir légèrement
au-dessus de l'Antarctique, il se résorbe sur
le
reste de la planète.
Les chercheurs expliquent qu'on a longtemps cru que les gaz des sprays étaient à l'origine de la disparition de la couche d'ozone alors qu'en réalité, ce sont les gaz
des congélateurs qui ont causé le plus de dégâts.